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Occupation hôtelière été 2026 : Alpes, Côte Atlantique, Côte d’Azur et Paris
Votre été 2026 en chiffres
Destination Taux d’occupation Prix moyen RevPAR CA
Alpes +3,1 pts +1,0 % +5,5 % +6,5 %
Côte Atlantique +1,5 pt +2,9 % +5,0 % +4,4 %
Côte d’Azur +0,7 pt +2,8 % +3,7 % +3,5 %
Paris −1,1 pt −2,6 % −3,9 % −4,0 %

Analyse sur la période du 29 juin au 20 août 2026, auprès de 1 018 établissements sur les Alpes, la Côte Atlantique, la Côte d’Azur et Paris, en comparaison avec la même période de 2025. Données générées par Stathotel.

La recherche de fraîcheur

Une tendance s’est dessinée en période de canicules : la recherche de fraîcheur. Dans les faits, cela se traduit par la meilleure progression enregistrée pour les Alpes, région un peu plus épargnée par la canicule estivale, avec une augmentation de +6,5 % de chiffre d’affaires en moyenne.

Les régions de la Côte Atlantique (+4,4 %) et de la Côte d’Azur (+3,5 %) ont connu aussi de belles progressions avec, a priori, des clients recherchant la proximité de l’eau, même si celle-ci était bien plus chaude que les années précédentes.

Dans notre étude, seule Paris a connu un recul significatif par rapport à l’année passée, pouvant s’expliquer d’une part par les excellents chiffres de 2025, et d’autre part par une actualité internationale incertaine ainsi qu’une flambée des prix des carburants répercutée par l’aérien.

Le plus intéressant n’est pas forcément le classement, mais la façon dont chaque destination est allée chercher sa croissance.

Comment chaque destination est allée chercher sa croissance

Les Alpes ont rempli

Les Alpes ont essentiellement augmenté le nombre de visiteurs, l’occupation ayant grimpé de 3,1 points pour atterrir à 71,3 %, pour une hausse de prix moyen de 1,0 % seulement. Cette destination a donc surtout connu une augmentation de sa fréquentation.

Les deux côtes ont vendu plus cher

A contrario, la Côte d’Azur et la Côte Atlantique ont vendu plus cher. Avec des hausses limitées en matière de taux d’occupation (+1,5 point sur l’Atlantique, +0,7 sur la Côte d’Azur), le prix moyen a quant à lui progressé de près de 3 %. Le littoral affichant quasiment complet, il n’a pas gagné de clients mais a naturellement augmenté le prix de ses chambres.

Paris a fait l’inverse

La capitale n’a pas su être aussi attractive qu’en 2025 à la même période. Les baisses de prix concédées (2,6 % en moyenne) n’ont pas eu l’effet escompté : le taux d’occupation a lui aussi baissé, de 1,1 point. Sur cette période, concéder sur le tarif n’a pas ramené de volume.

Le 2 étoiles, seul segment dans le rouge toutes destinations confondues

Selon nos chiffres, sur les quatre destinations, les hôtels 2 étoiles sont en recul partout. Leur RevPAR perd 13,4 % dans les Alpes, 12,4 % sur l’Atlantique, 9,5 % sur la Côte d’Azur et 3,3 % à Paris.

Et il n’y a pas eu de bonne stratégie tarifaire pour l’éviter. Dans les Alpes, les 2 étoiles ont baissé leur prix moyen de 9,4 % et ont perdu malgré tout 3,6 points d’occupation. Sur la Côte Atlantique et la Côte d’Azur, les hôtels ont pris le pari d’augmenter leur prix moyen d’environ 2 % et ont perdu de 8 à 11 points de taux d’occupation. Quel que soit le littoral, il semble que la demande pour cette catégorie n’était pas là.

À l’inverse, les 4 étoiles sont les grands gagnants de l’été dans les trois destinations hors Paris, avec un RevPAR en hausse de 6,1 % à 8,1 %. Le 3 étoiles, quant à lui, suit la tendance, entre +3,5 % et +6,3 %.

Ce que nous en retenons

Hors Paris, les 3, 4 et 5 étoiles de notre panel ont tous gagné de l’occupation cette saison. Et sept segments sur huit l’ont fait en augmentant leur prix moyen — le huitième, le 3 étoiles alpin, a tenu ses tarifs à 0,3 % près, et a gagné 4,3 points d’occupation. Sur ces trois destinations et cette période, augmenter ses tarifs ne semble pas avoir eu d’impact sur le remplissage.

La tendance estivale aura montré que les vacanciers français étaient prêts à ne pas rogner sur leur destination de vacances.

Pour aller plus loin sur la saisonnalité et les profils de clientèle, vous pouvez aussi lire : Occupation hôtelière en janvier : mythe ou réalité ?

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